Ciné en famille : que voir pendant les vacances de Pâques

À partir de 4 ans

♦ L’Antilope d’or, la Renarde et le Lièvre ***
Programme de courts-métrages russes, 43 mn

La raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure. Ces fables russes l’ont montré avec talent et ardeur. Deux films courts réalisés par des grands maîtres de l’animation, Lev Atamanov (L’Antilope d’or, 1954) et Youri Norstein (La Renarde et le Lièvre, 1973), qui allient malice et merveille pour raconter comment triompher des tyrans quand on est un enfant pauvre de la jungle indienne ou un petit lièvre de la taïga russe. Les deux films brillent par leur virtuosité, chacun usant d’un procédé illustrant parfaitement son propos : la simplicité du papier pour animer la pétillante comptine sylvestre, la fluidité du dessin animé pour restituer le faste des palais de maharajahs. Des œuvres qui n’ont rien à envier aux classiques de Disney !

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À partir de 6 ans

Les aventuriers de l’arche de Noé *
Film d’animation brésilien et indien de Sergio Machado et Alois di Leo, 1 h 35

Inspiré de poèmes et chansons de Vinicius de Moraes, l’un des pères de la bossa-nova, ce film d’animation revisite de manière gentiment fantasque le récit biblique. Afin d’apaiser les tensions sur l’arche entre carnivores et herbivores, deux souris imaginent un concours de chansons censées adoucir les mœurs et canaliser la violence. Lutte des classes, loi du plus fort, tolérance : les thèmes abordés sont nombreux, trop sans doute, alourdissant le scénario qui finit par prendre l’eau. La direction artistique manque singulièrement de fantaisie et les chansons de charme. On est loin de La Prophétie des grenouilles, de Jacques-Rémy Girerd (2003), relecture beaucoup plus réussie de l’Arche de Noé.

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À partir de 7 ans

♦ Kung Fu Panda 4 **
Film d’animation américain de Mike Mitchell, 1 h 34

Kung Fu Panda 4 ressemble à une répétition générale, faisant revivre avec un certain allant les ennemis d’hier et les thèmes récurrents : célébration de la différence, invitation à rester fidèle à soi-même et éloge de la transmission. Tout cela, entre deux baffes ou deux baos (brioches à la vapeur).

» LIRE LA CRITIQUE : Kung Fu Panda 4, répétition générale

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À partir de 12 ans

♦ Spy x Family : Code White *
Film d’animation japonais de Takashi Katagiri, Kazuhiro Furuhashi, 1 h 50

Adaptation d’un manga qui connaît un succès phénoménal depuis 2019, au Japon comme en France, ce film d’animation offre le même lot d’aventures mêlant intrigues d’espionnage, démêlées familiales et rebondissement burlesques. L’histoire de cette famille très particulière – un intrépide espion, une tueuse à gages, une petite fille télépathe et un chien devin, dont chaque membre cache sa véritable identité aux autres – connaît ici un détour aussi dangereux qu’improbable. Un banal week-end en famille se transforme en mission destinée à sauver le monde d’une terrible guerre. Ce bien trop long métrage offre toutefois quelques délires animés très amusants.

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À partir de 13 ans

♦ Blue Giant **
Film d’animation japonais de Yuzuru Tachikawa, 2 heures

Dans cette autre adaptation animée stimulante de l’excellent manga Blue Giant, le jeune Dai se découvre une passion pour le saxophone ténor et rêve de devenir le meilleur jazzman du monde. Le film met en scène des performances mêlant virtuosité et maladresses techniques, expérimentations graphiques à la lisière de l’abstraction et hyperréalisme des mouvements. Mais l’ensemble est suffisamment captivant pour que Blue Giant mérite le détour en salle, sans doute le meilleur endroit pour vivre pleinement l’expérience qu’il offre.

» LIRE LA CRITIQUE : Blue Giant : quand le jazz est là, l’animation fait la java

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Et aussi

Le Festival national du film d’animation de Rennes

Du 13 au 17 avril, l’édition 2024 du Festival de film d’animation tricolore offrira au Théâtre national de Bretagne et au cinéma Arvor une très belle sélection (classée par âge) de courts-métrages inédits, d’avant-première (comme le tout dernier long-métrage du très inventif Bill Plympton, Duel à Monte-Carlo del Norte), de films sortis récemment (Linda veut du poulet, Nina et le secret du hérisson ou Mars express) et d’activités, comme le très inattendu ciné-confiture. Ou comment animer des dessins grâce à l’ancêtre du cinéma : le praxinoscope.

Rens : festival-film-animation.fr

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